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La lecture au défi du virtuel
Christian Vandendorpe


 Moderators: Olivier Foury, Gloria Origgi
 

La lecture au défi du virtuel

Au IIIe siècle de notre ère, un tribunal romain avait eu à décider si les livres mentionnés dans le testament d’un riche patricien désignaient seulement les rouleaux ou incluaient aussi les petits ouvrages au format codex, dont l’usage avait commencé à se répandre deux siècles auparavant, particulièrement dans les milieux proches du christianisme. Alors que le cahier cousu est aujourd’hui le format naturel et obligé du livre, le simple fait qu’il y ait eu débat sur une question aussi simple devrait servir de perspective à ce propos. Le passage du rouleau au codex, qui s’est opéré entre le Ier et le IVe siècle de notre ère démontre que, tout comme pour nos autres inventions, le support du texte est soumis à la loi du progrès : celui qui remplit le mieux son rôle d’aide à la lecture, en tant que travail intellectuel et communication des idées, en arrive à remplacer le support antérieur. Là comme ailleurs, une technologie supérieure finit par chasser la précédente. La question est de déterminer si la nouvelle technologie va remplacer le livre ou si, au contraire, elle va exercer une telle pression sur nos modes de lecture que la forme incarnée traditionnellement par le livre et la littérature va tout simplement tomber en désuétude.

Il n’est pas inutile de se demander pourquoi le rouleau et le codex n’ont pas réussi à coexister alors que l’imprimé qui circule aujourd’hui, bien loin d’être un support homogène, apparaît sous diverses formes, dont on peut distinguer trois principales : le livre, le journal et cette forme intermédiaire qu’est le magazine. Quoique très différentes, ces formes ont en commun d’être toutes à feuilleter, ce qui les distingue radicalement du rouleau. Examinons-les d’un peu plus près.

Le livre est l’imprimé par excellence, voué à la permanence, à la lecture attentive et répétée. Il est intimement associé à la littérature, dans une équation symbolique souvent répétée, y compris lors de ces grandes célébrations que sont les salons du livre contemporains. Cette association de la littérature et du livre vient du fait que, historiquement, la littérature a été notre maître de lecture. Elle a fait de la lecture une activité qui trouve en soi sa propre finalité, autotélique. Ce faisant, la littérature nous a aussi appris comment lire les fictions préparées à notre intention. L’expansion de la lecture silencieuse a suivi de peu l’essor de l’imprimerie, qui a permis l’apparition du roman et en a fait, au cours des deux derniers siècles, le genre littéraire par excellence.

Or, le roman exige de la part du lecteur un engagement dans la durée. Ce genre littéraire, qui avait commencé à s’imposer avec le Don Quichotte de Cervantès, a sans doute culminé avec A la recherche du temps perdu, dont la phrase sinueuse et touffue reflète au plan syntaxique la continuité foncière d’un roman que Marcel Proust aurait aimé voir imprimer en un seul volume, sans alinéa, comme nous l’apprend Walter Benjamin (127). Un texte est d’autant plus difficile à laisser que l’on a eu du mal à y entrer et que l’enchaînement d’une prose compacte et ininterrompue n’offre guère de porte de sortie. Celui qui a appris à lire avec des romans en arrive ainsi à placer la lecture du livre sous le signe du continu. La pérennité de ce modèle est assurée par l’École et l’Institution littéraire, qui unissent dans un même culte l’amour du livre, de la lecture et de la littérature. Il n’est donc pas excessif de dire que le roman exige un pacte de lecture particulier, qui assure au lecteur un maximum de gratification et d’effets de sens si le récit est lu dans sa totalité, en suivant le mot à mot du texte. Dans le cas des œuvres les plus importantes de la littérature, il s’y ajoute la promesse implicite d’une catharsis ou d’une meilleure compréhension de soi, du monde et de la vie.

Outre le livre, l’imprimerie donnera aussi naissance à la forme très différente qu’est le journal, format commode pour soumettre à l’attention une grande variété d’informations diverses que le lecteur peut balayer rapidement du regard en écrémant les données susceptibles de l’intéresser. Loin d’exiger une lecture continue, le journal est organisé de façon tabulaire, jouant sur une disposition en colonnes et une rigoureuse hiérarchie dans le titrage des articles. La composition des articles selon la loi de la pyramide inversée offre l’essentiel des données dans les premières lignes et rejette les détails vers la fin, de façon à satisfaire le lecteur pressé. De nombreux indices purement visuels aident aussi le lecteur à s’orienter dans la masse des données, sans avoir à faire une lecture suivie. Au XIXe siècle, ce format pouvait encore accueillir le roman sous la forme du feuilleton, mais ce modèle est tombé en désuétude, tant le journal a accentué son organisation en mosaïque, profondément étrangère à celle du roman.

A mi-chemin entre le livre et le journal, on trouve aussi le magazine, qui sera volontiers feuilleté pour sa variété d’articles et d’informations que rehausse une iconographie soignée, et dont le format se prête mieux à une lecture attentive que le journal.

Correspondant à différentes manières de lire, divers pactes de lecture, ces supports de lecture co-existent depuis un bon siècle. On observe toutefois depuis quelques décennies une nette augmentation du nombre de magazines et une part croissante de ceux-ci dans le temps de lecture publique, tandis que le roman tend à reculer.

Cette distribution des textes et des modes de lecture en fonction des supports a été profondément bouleversée par le Web au cours des dernières années. Offrant une masse toujours plus grande de contenus à lire, celui-ci est en train de devenir la bibliothèque universelle. C’est vers cette source que l’on se tourne tout naturellement si l’on veut trouver rapidement une information précise sur n’importe quel sujet, qu’il s’agisse des signes de l’alphabet phonétique international, du tableau périodique de Mendeleiev, de la bataille de Marignan, d’une citation d’Eschyle ou d’un résumé de film. Sans discussion possible, l’ambition de totalité qu’avait longtemps incarnée le livre a maintenant migré vers le Web, alors que celui-ci a moins de dix ans d’existence. Et ce phénomène va encore s’accentuer lorsque tous les textes scientifiques y seront accessibles. De plus, ce médium ne surclasse pas seulement l’imprimé par sa capacité totalisante et la rapidité des recherches qu’il permet, mais aussi par son ubiquité, qui est une forme extrême de portabilité. Bref, le Web est sans aucun doute l’apothéose du Livre, la finalité extrême de l’écriture, le rêve de la bibliothèque universelle qui, après s’être incarné dans le rouleau de papyrus, avait été reporté sur le format du codex au début de l’ère chrétienne.

Plus précisément, le Web est devenu, grâce aux moteurs de recherche, une gigantesque base de données. Et celle-ci instaure un type de textualité qui lui est propre, organisé non plus en fonction d’une lecture continue ou d’une récitation à haute voix, mais selon les paramètres les plus susceptibles de correspondre à des besoins spécifiques de lecture et d’information. Le maître d’œuvre d’une base de données ne se demande pas comment tenir le lecteur en haleine et enchaîné durant des heures à un même texte, ainsi que le faisait le romancier. Il se pose plutôt les questions suivantes : qu’est-ce qui va amener un usager à questionner ma base ? quels champs dois-je prévoir pour regrouper les informations pertinentes ? quels mots-clés seraient les plus utiles pour décrire le contenu de chaque fiche ? par quels types d’entrées ou de liens relancer la curiosité du lecteur sur de nouvelles pistes? La base de données écarte ainsi d’entrée de jeu une lecture indexée sur une continuité syntaxique et narrative globale pour développer plutôt une organisation tabulaire. Le narratif, qui n’a pas disparu complètement, peut réapparaître dans des champs spécialisés. À titre d’exemple, une base de films comme All Movie Guide contient un résumé du film sélectionné, des textes plus ou moins longs sur la carrière du réalisateur et de ses divers acteurs et actrices, ainsi que des liens vers des films similaires. La présence de ces éléments narratifs (mais non fictifs) favorise un mouvement de lecture qui procède par prélèvement de fragments. Au lieu de la saturation métonymique de l’espace textuel, sur laquelle joue le roman réaliste, la base de données offre d’emblée au lecteur une structure paradigmatique à l’intérieur de laquelle il pourra circuler en fonction de ses intérêts antérieurs.

Tout en favorisant des recherches très pointues, axées sur une question précise, ce mode d’organisation n’exclut cependant pas la possibilité pour le lecteur de faire par hasard des découvertes heureuses. En effet, en interrogeant une base de données à la recherche d’une information précise, on sera presque inévitablement amené à rencontrer des informations connexes qui nous entraîneront de lien en lien vers des sentiers de traverse. Le Web est le lieu par excellence de la découverte par contiguïté, de la trouvaille, du musardage, comme celui que pratiquait Montaigne dans sa bibliothèque.

Les divers supports imprimés n’ont pas effectué leur mutation sur le Web avec un semblable bonheur. Le journal et le magazine s’y sont fort bien adaptés en raison d’un matériau de départ extrêmement tabulaire. Avec ses nombreux intertitres et ses illustrations, l’article de magazine peut facilement migrer sur écran dans une mosaïque chatoyante d’icônes et de jeux typographiques, et ce d’autant plus qu’il est généralement court ou qu’il peut se segmenter en diverses sections de type logique.

Situé à l’autre pôle de cette textualité atomisée qu’est la base de données, le roman, par la continuité de son texte, s’est révélé profondément réfractaire à la lecture sur écran. Pas seulement la phrase longue de Proust, mais aussi les best-sellers les mieux ficelés pour tenir le lecteur en haleine. On en donnera pour preuve l’échec retentissant de Stephen King qui, à l’été 2000, avait offert par Internet un roman inédit, The Plant, sous forme de livraisons mensuelles pour lesquelles les lecteurs intéressés étaient invités à payer une somme modique. Au bout de quelques mois, l’auteur a brutalement mis un terme à l’expérience parce que le nombre d’abonnés avait décliné de façon continue.

Essayons de cerner les facteurs en jeu dans la lecture du roman sur papier, qui en rendent l’expérience si peu compatible avec l’écran, compte tenu du fait que ce genre de texte, ainsi qu’on l’a vu plus haut, postule un pacte de lecture axé sur la totalité et le respect du fil continu du texte :

a) le livre offre un espace feuilleté qui permet la coprésence des pages lues et des pages à lire et donne au lecteur des repères analogiques sur l’ampleur du texte à lire et la position où il est arrivé, en mobilisant la mémoire attachée au spatial et au sens du toucher ;
b) la pagination est un repère digital qui renseigne avec précision le lecteur sur le point où il en est de son voyage imaginaire, ce qui lui permet de gérer son emploi du temps ;
c) le texte est imprimé sur la page sans les distracteurs latéraux inhérents à la base de données, ce qui favorise une immersion en profondeur dans le récit et évite la tentation de s’en échapper à la moindre impression d’ennui ;
d) cet abandon du lecteur au texte est facilité par le fait que le livre est un objet éminemment maniable, susceptible d’être tenu entre les mains ou posé à plat et de se prêter à des postures de lecture très variées.

La différence la plus apparente sur l’écran d’ordinateur est la perte de la structure feuilletée, et cela constitue sans aucun doute le défi le plus important à relever pour des lecteurs formés par deux millénaires de domination du codex. L’affichage du texte sur écran doit choisir entre deux voies : soit le défilement vertical, qui renoue avec l’ergonomie du volumen, soit le déplacement latéral des pages-écrans. S’il convient pour un texte court, le défilement n’est pas satisfaisant pour un texte d’une certaine ampleur, parce qu’il ne permet pas au lecteur de gérer le temps de sa lecture ni de retrouver rapidement l’endroit où il s’était arrêté lors d’une séance antérieure. Quant au déplacement latéral, il prive le lecteur de l’illusion de la coprésence du texte dans la fenêtre de l’écran. Cela explique que la solution du déplacement latéral ait été assez peu souvent retenue, sauf dans l’ergonomie du e-book, conçu comme un double virtuel du livre et où la présence d’un repère de pagination fixe et une mise en page raffinée s’adaptent beaucoup mieux à une lecture continue que le défilement vertical.

L’idéal serait évidemment un objet qui aurait le format du codex, avec des pages d’un matériau souple, que l’on pourrait lire sous n’importe quel angle, sans rétro-éclairage, grâce à la lumière réfléchie, offrant un contraste aussi élevé que le papier et sur lequel on pourrait afficher à volonté romans, magazines et textes divers, le tout pour une consommation minimale d’énergie.

Cet objet n’est déjà plus tout à fait de l’ordre de la science-fiction, car diverses compagnies travaillent à le réaliser, avec divers procédés. Le plus prometteur est probablement celui de la E Ink Corporation fondée en 1997, et qui consiste à enfermer à l’intérieur d’une surface plastifiée des millions de microcapsules auxquelles un changement de polarité électrique fait prendre des positions différentes, ce qui permet d’afficher n’importe quelle forme. Les travaux en ce sens progressent bien. Alors que les écrans à cristaux liquides ont une épaisseur minimale de 4 mm, un prototype de papier électronique réalisé en juin dernier mesurait une épaisseur de 0,3 mm, soit moitié moins qu’une carte de crédit . On nous affirme que ces nouveaux supports d’affichage devraient être mis sur le marché en 2004-2005. La compagnie japonaise Toppan, spécialisée dans la fabrication de produits électroniques, produira les feuilles en question. Parmi les autres partenaires, on trouve Philips, Motorola et Lucent. Et aussi des éditeurs attentifs à ne pas se laisser doubler sur leur marché traditionnel : Langenscheid Verlag et Havas.

Certes, il faudra sans doute plusieurs années avant que ne soit produit à un coût abordable un codex électronique susceptible de supplanter le livre. Il faudrait en effet un codex ayant au minimum une douzaine de pages pour que celui-ci offre une réserve de texte suffisante pour donner au lecteur l’expérience d’une structure feuilletée. Une centaine de pages serait encore mieux, mais plus il y a de pages, plus augmentent le coût, le poids et l’épaisseur de l’objet, ainsi que le temps d’affichage.

Avec ce codex électronique, le livre renaîtrait de ses cendres, tout en assumant les fonctions d’un ordinateur, d’un assistant personnel et d’une tablette à écrire. Il serait possible de stabiliser le contenu affiché sur chacune des pages, pour qui voudrait garder à la vue les sections d’un ouvrage qu’il n’a pas encore lues, un texte en cours ou un album d’images. Ce nouvel objet poserait certes des problèmes de gestion autrement plus complexes que celui de notre environnement actuel, car le feuilleté du codex y serait en concurrence avec l’hypertexte à fenêtres. Il en résulterait un espace hybride, exigeant pour être apprivoisé que l’on invente de nouvelles métaphores, plus complexes et plus riches que l’actuel bureau de Windows, et où l’on distinguerait entre documents primaires et secondaires, hyperliens internes et externes. On y gagnerait un espace infiniment plus riche, les possibilités d’affichage simultané étant multipliées par le nombre de pages. En outre, la possibilité qu’une page affiche indéfiniment un même contenu contribuerait à donner au monde virtuel une certaine stabilité et, de ce fait, à le faire participer, dans une certaine mesure, du monde des objets.

Un tel objet permettrait à la puce électronique de prendre le relais de Gutenberg et de rendre aisément lisibles les milliers d’ouvrages déjà numérisés. Surtout, à partir du moment où l’on aura trouvé une solution acceptable pour la gestion des droits d’auteur, on pourra enfin sortir de la situation de blocage schizophrène et paradoxale dans laquelle nous sommes aujourd’hui, où les ouvrages les plus patiemment élaborés et les plus soigneusement édités sont coupés du médium qui pourrait leur donner la plus grande diffusion et où ils pourraient entrer en résonance avec des documents connexes, un médium dans lequel s’incarne aujourd’hui l’idéal de savoir et de portabilité du livre. Cela ne concerne pas seulement les romans, mais tous les ouvrages qui gagnent à être perçus dans leur totalité ou à être lus dans un certain ordre. Ainsi en est-il du manuel scolaire, du traité, de l’essai, bref, de tout texte nécessitant un développement d’autant plus considérable que son objet en est plus original, ou qu’il heurte davantage le discours commun.

Ce codex virtuel ne remplacera pas d’emblée l’ordinateur commun, à moins que des éditeurs de journaux, de magazines et de livres ne s’unissent pour en faire un objet de masse. Après tout, il pourrait être plus facile de faire accepter au lecteur l’affichage sur un tel support d’annonces publicitaires, par exemple sur les pages de droite, que sur l’espace unipaginal de nos écrans actuels, où elles sont éliminées avant même d’être lues, étant en concurrence avec l’activité première de lecture.

Avec les perspectives ouvertes par le codex électronique, il serait prématuré d’annoncer la disparition prochaine de la lecture continue et de son contenu de choix qu’est le roman. On ne peut toutefois pas ignorer les pressions auxquelles ce mode de lecture est maintenant soumis de la part du Web.

[Christian Vandendorpe]

Open Pâte (à papier) feuilletée ! (1 reply)
Patrick Altman, Jan 14, 2003 10:34 UT
Open Quid des autres usages de l'espace feuilleté ? (1 reply)
Pierre Schweitzer, Dec 14, 2002 23:45 UT
Open Que représente le livre dans l'univers du numérique ? (2 replies)
Gautier Poupeau, Dec 3, 2002 22:03 UT
Open Re-optimizing the Virtual Book (3 replies)
Stevan Harnad, Dec 2, 2002 13:49 UT
Open Trois questions, au moins (1 reply)
Rémi Froger, Nov 28, 2002 15:15 UT
Open Comparaison (0 replies)
Clotilde Lampignano, Nov 28, 2002 8:24 UT
Close Quelle est la vraie valeur ajoutée du feuilletage ?  
Jean-Michel Salaün
Nov 26, 2002 18:17 UT

Contrairement à Christian, je ne suis pas du tout persuadé que la fonction de feuilletage d'un "codex électronique" soit un vraie valeur ajoutée pour un livre numérique. Il me semble qu'il y a là une erreur : l'originalité du livre papier (comme d'ailleurs du journal papier) est d'être une totalité permanente. Inversement le "plus" de l'écran est au contraire d'être une tête de réseau. La notion de feuilletage est liée à cette permanence et nécessite donc d'accéder visuellement au document complet. Le papier est là imbattable.
Quel sera l'intérêt supplémentaire d'avoir quelques pages éphémères d'un livre, plutôt qu'une tablette, qui peut faire un support de substitution tout à fait acceptable pour un livre qu'on ne voudrait pas réellement "acquérir" ?
Un symptôme de cette différence entre support permanent et éphémère est justement (contrairement à ce qu'indique Christian) la grande difficulté à décliner un journal sur le web. Le rythme temporel, la mise en page, les liens, le modèle économique ne sont pas facilement transposables entre un objet et une tête de réseau.

Cf. le Jeudi du numérique "La presse sur le Web" http://isdn.enssib.fr/archives/presse/pr...

  5 replies to Quelle est la vraie valeur ajoutée du feuilletage ?:
    Open La geste intellectuelle du geste...
Emmanuël Souchier, Feb 13, 2003 18:16 UT
    Open Des écrans plein la vue
Christian Vandendorpe, Dec 14, 2002 21:15 UT
    Close Inconvenients du feuilletage électronique
Jean-Michel Salaün
Dec 4, 2002 15:42 UT

Pour ma part, je vois au moins trois inconvenients majeurs au feuilletage électronique tel que le propose Christian : 1) La taille. Ce type de livre a un nombre de pages contraint. Pour un texte ou un dossier court, il restera des pages vierges ou pleines d'éléments parasites, qui seront un encombrement physique et cognitif. Inversement un texte ou un dossier plus long sera plus compliqué à gérer car il faudra maîtriser l'ensemble des surfaces en dynamique. 2) Le poids. Supposons qu'une page électronique pèse 5 fois son équivalent papier, 100 pages en pèseront 500, ajoutons la couverture et la reliure de poids équivalents, et toute l'électronique embarquée qui se surajoute. Les expérimentations des e-books classiques ont bien montré combien cette variable était sensible pour un objet nomade. La lecture longue nécessitera un pupitre.. 3) le prix. Le plus gros problème des e-books est son prix dont le principal facteur est.. le cout de l'écran. J'ai quelques doutes sur le prix d'une technologie que l'on annonce comme plus sophistiquée. En supposant, ce qui reste à prouver, que cette innovation soit réellement fiable. Ces inconvénients me semblent condamner une lecture généralisée sur ce support.

    Open Avantages du feuilletage
Christian Vandendorpe, Dec 1, 2002 15:00 UT
    Open Quelle est la signification du feuilletage?
Claude Paré, Nov 28, 2002 1:01 UT
 
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