Français | English
Conferences       Bibliography       Links       About Us


L'oeuvre et son créateur
Alain Grumbach


 Moderators: Noga Arikha, Gloria Origgi
 

Introduction

Les nouvelles technologies de l'information et de la communication rendent possible la création simultanée sur support électronique virtuel. Cette contribution aborde la question de la création collective interactive dans le domaine pictural. Est-ce qu'un processus de création collective peut produire des oeuvres artistiques ? Comment adapter le processus pour favoriser le caractère artistique de l'objet créé ?

Une caractéristique commune des nouveaux environnements de création artistique est le fait qu'ils consacrent « l'artiste non plus comme créateur d'objet mais comme créateur de situations dans lesquelles la créativité du public peut se déployer » (A.Bureaud). La question qui se pose aujourd’hui vis-à-vis de ces contextes de création est : qui est le créateur ? Plusieurs acteurs peuvent prétendre partager ce rôle : le concepteur, le réalisateur, le « specta(c)teur », pour utiliser le néologisme de Réjean Dumouchel. Cette contribution explore ces questions en s'appuyant sur l'environnement de création CATI (Création Artistique sur Toile Interactive) inspiré de la technique du Cadavre Exquis des surréalistes.

Evolution techno-logique

En prélude à ces questions, considérons l'évolution des techniques de création picturale. La création picturale sur un support virtuel introduit un changement significatif dans les pratiques. Esquissons un parcours « techno-logique » fictif du rapport entre la création picturale et ses supports qui permet de situer la création électronique dans le contexte des différents modes d’inscription des images. Les étapes de cette évolution sont le fruit de ce que nous considérons comme des relaxations de contraintes, contraintes concernant le support, le processus de création, les formes, les contenus, etc. Cette fiction est conçue suivant un mode cumulatif : les nouvelles technologies bénéficient des possibilités introduites celles qui les ont précédées.

Au commencement est le réel, le monde physique. Puis au réel vient s'ajouter l'image du réel, la représentation imagée, figurative, que l'on trouve par exemple dans les peintures rupestres. Puis le fixe (murs des cavernes) s'étend à des objets mobiles appartenant à l'environnement, dotés d'une fonction comme les amphores. A l'étape suivante le support n'est plus limité à un objet à usage pratique, mais devient un support spécifique à l'expression artistique : tablette, toile. La technologie introduit l'image de synthèse, numérique, et des moyens de traitement de l'information (ordinateur) permettant de créer et manipuler des images. Grâce à l'apparition de capteurs évolués comme les capteurs de position spatiale, les moyens d'interaction se développent. L'oeuvre devient la résultante d'un environnement et des interactions avec le specta(c)teur. Enfin, l'introduction de possibilités de communication rapides entre ordinateurs distants, connectés en réseau, ouvre le champ à des oeuvres réalisées simultanément par plusieurs participants, à la création collective.

L'environnement de dessin collectif Cati

Pour illustrer cette réflexion, nous avons choisi de nous appuyer sur l'environnement de création picturale collective Cati [2].

Processus de création

Cati est un environnement de création destiné à être utilisé a priori par des non-artistes (et non-informaticiens). Le processus de création adapte le principe du "Cadavre Exquis" des Surréalistes du début du siècle, en le généralisant à deux dimensions spatiales et une dimension temporelle.

Parmi les techniques mises au point par les surréalistes pour explorer la « mystique des coïncidences », le Cadavre exquis était un jeu de société ainsi décrit par Georges Hugnet dans sa Petite anthologie poétique du surréalisme (1934): « Vous vous asseyez à cinq autour d'une table. Chacun de vous note, en se cachant des autres, sur une feuille, le substantif devant servir de sujet à une phrase. Vous passez cette feuille pliée de manière à dissimuler l'écriture à votre voisin de gauche en même temps que vous recevez de votre voisin de droite la feuille qu'il a préparée de la même manière... Vous appliquez au substantif que vous ignorez un adjectif... Vous procédez ensuite de même manière, pour le verbe, puis pour le substantif devant lui servir de complément direct, etc. » L'exemple, devenu classique et qui a donné son nom au processus de création, est tiré de la première phrase obtenue de cette manière : Le cadavre exquis boira le vin nouveau. Le même principe était appliqué à la création de dessins, chaque participant ayant comme tâche de représenter, par exemple, une partie du corps.

Plusieurs participants (trois typiquement) peuvent prendre part au processus de Cati. La création a lieu sur une grille de cases (typiquement neuf cases situées en matrice 3x3).

Figure 1 : Toile-Grille

Lors de la première phase de dessin, chaque participant peut dessiner dans certaines cases qui lui ont été attribuées. Des contributions des autres participants, il ne voit que les bords ("marges") qui sont contigus avec une de ses propres cases. A chaque participant est attribué une fenêtre de création à l’intérieur de laquelle il dispose d’une zone de dessin, d’un ensemble d’outils tels que : crayon, pinceau, gomme, outil de dessin de formes géométriques diverses, texte, image, d'une palette de couleurs, et d'épaisseurs de traits. Le processus de création comporte plusieurs phases successives, similaires. En début de chaque phase, chaque participant peut voir l'ensemble du dessin courant. En cours de phase, il ne voit pas les apports effectués par les autres participants sauf sur les frontières dont la dimension est paramétrable. Il peut dessiner dans certaines cases qui lui sont attribuées. Le processus de création s'arrête après typiquement trois phases.

Le coordinateur du processus de création dispose d’une fenêtre de gestion dans laquelle il peut choisir un ensemble de paramètres (ex: palettes d'outils utilisables), assigner des cases aux participants, et visualiser la synthèse courante des dessins des différents participants.

La copie d'écran coordinateur montre la fenêtre de gestion du coordinateur. Dans cette fenêtre apparaissent les éléments suivants :

  • en haut à gauche la synthèse courante des dessins des différents participants
  • à droite un ensemble de paramètres à choisir et le bouton de lancement
  • aux 2/3 en hauteur la grille d'attribution des cases aux participants (ici 3 participants et 9 cases)
  • en bas la sélection des outils et palettes mis à disposition des participants.

La copie d'écran montre la fenêtre dont dispose chaque participant :

  • au centre-gauche la zone de dessin (sur fond clair), marges comprises
  • à gauche les boutons de choix des outils disponibles
  • à droite les boutons de choix de couleurs, d'épaisseur de trait, etc

CATI s’inscrit dans le contexte de la création coopérative. Une des premières réalisations numériques a été le générateur poïétique d'Olivier Auber, dont l’objectif est la création picturale, par plusieurs participants, chacun pouvant s'exprimer dans une petite partie de l'œuvre globale. Une différence importante avec Cati concerne le fait que dans cet environnement, chaque participant peut en permanence observer l'œuvre globale, alors que pour Cati, suivant la démarche du cadavre exquis, chaque participant n'a accès qu'à une partie de l'œuvre globale.

Le principe du cadavre exquis a été repris par plusieurs auteurs, qui s’en inspirent pour créer des textes ou des images : voir par exemple artslab.ucsd,. Une originalité importante de Cati est qu’il permet de mettre en place un certain nombre d’heuristiques pour viser une « qualité artistique », heuristiques tenant compte du fait que les participants n'ont pas accès à la totalité de l'oeuvre.

D’autres environnements de création tels que Work.de, qui propose un outil de création dont l'atout majeur est la qualité des images que l'on peut intégrer, s’écartent de Cati par le fait que la création n’est pas en temps réel, ni en simultanéité.

L'oeuvre, sa qualité artistique

Lors de l'usage de Cati nous avons constaté que certains dessins pouvaient être qualifiés d'artistiques (très subjectivement bien sûr), alors que d'autres alimentaient plutôt une catégorie "cacographie" (sens étendu à l'écriture picturale). Nous ne souhaitons pas amorcer une discussion relative à la définition du caractère artistique d'une oeuvre, et nous nous limiterons à mentionner une condition qui nous parait nécessaire (mais non suffisante) : la faculté à engendrer une émotion. Nous avons donc recherché des moyens pour favoriser la réalisation de dessins qui, a priori, ne présentaient pas les caractéristiques qui amèneraient à les classer dans la catégorie cacographie. Différentes "heuristiques" ont émergé de cette recherche.

Une première heuristique (H1) est celle relative au fond qui, s'il n'est pas similaire pour les différentes cases, donne lieu à une lecture structurée en cases plutôt qu'en dessin unique.

Une seconde heuristique (H2) concerne le contenu de l'image. Pour favoriser l'homogénéité du contenu (ce qui est un choix), il apparaît souhaitable de choisir un thème commun (ce fut aussi le cas, d'une certaine manière, dans les Cadavres Exquis). Nous avons donc exploré des thèmes variés : des thèmes plus concrets (eau, fête), d’autres plus abstraits (formes géométriques), d’autres encore plus conceptuels (fantasmes, euphorie)

Une troisième heuristique (H3) concerne l'homogénéité du dessin à travers la mise en relation de contenu de cases : continuité des traits, des formes, assortiment des couleurs, etc. Pour atteindre cet objectif, nous avons considéré deux plans :

  • les marges : elles permettent aux dessinateurs de gérer la continuité du dessin; la taille relative des marges peut être positionnée
  • l'attribution des cases : deux cases voisines présentant un problème d'homogénéité peuvent être attribuées au même participant dans l'espoir qu'il perçoive le problème et adapte la partie correspondante du dessin; dans Cati l'attribution des cases est confiée à un coordinateur humain; il serait intéressant d'automatiser tout ou partie de cette fonction.

Pour illustrer notre approche, trois exemples de dessins effectués avec Cati sont proposés. Ils ont été élaborés par les dessinateurs : Irène Charon, Olivier Hudry et Alain Grumbach. L’exemple 1, a été réalisé par mise en oeuvre des heuristiques H1, H2 et H3; le thème choisi était l’euphorie.

Une quatrième heuristique (H4), plus fine, concerne ce que nous avons appelé le "style". Cati permet d'influencer la création dans le but de se rapprocher du style d'un artiste. Ceci s'effectue en sélectionnant certaines palettes d'outils (traits, formes de base, etc) et de couleurs, de façon à respecter ceux utilisés par un artiste. Typiquement pour un style Mondrian seuls les carrés et les rectangles verticaux et horizontaux sont utilisables; la palette de couleurs comporte trois couleurs primaires (à choisir), le noir et le blanc. Il est ainsi possible de créer un dessin dont l'apparence a des analogies avec celle d'une oeuvre de Mondrian, mais qui, bien sûr, comporte par ailleurs des composantes spécifiques importantes. L’exemple 2, a été réalisé en mettant en oeuvre les heuristiques H1, H3 et H4 en appliquant le style Mondrian.

Une cinquième heuristique (H5) se présente sous forme graphique : amorçage du dessin. Il est possible dans une phase préliminaire d'amorcer un dessin (typiquement par la case centrale qui est adjacente aux huit autres cases), puis laisser les dessinateurs s'exprimer sur les huit autres cases, et éventuellement terminer par un ajustement de la case d'amorçage. Cet amorçage relève de la fonction du coordinateur. Cette méthode a été utilisée pour le dessin en activant les heuristiques H1, H3 et H5. Le coordinateur a dessiné le contenu de la case centrale. Je suggère au lecteur de visualiser le contenu de l'amorçe reproduit ci-dessous (figure 2) et d'imaginer ce que cela lui inspire en termes de dessin dans les autres cases ... avant d'afficher le dessin final reproduit dans l’exemple 3

Figure 2  : amorce de dessin

Les heuristiques H1 à H5 constituent l'ensemble des heuristiques mises en oeuvre dans Cati. Elles visent plutôt à satisfaire une idée traditionnelle d’  « œuvre d’art ». Mais on aurait pu en choisir d’autres et explorer ainsi la possibilité de produire des oeuvres d'un genre potentiellement nouveau. Une de ces possibilités qui nous est apparu très intéressante a été mise en oeuvre dans l'installation de Maurice Benayoun Le tunnel sous l'Atlantique [Benayoun, 95]. Maurice Benayoun intègre une sélection dynamique des images, intervenant pendant le processus. Le tunnel sous l'Atlantique est un tunnel d'images commémorant les liens entre le Canada et la France. A chaque extrémité du tunnel, un spectacteur creuse à l'aide d'un joystick. Il se déplace ainsi dans une galerie virtuelle dont les murs sont couverts d'images. Le système sélectionne ces images en fonction des goûts présumés du spectacteur, goûts estimés sur la base du temps passé devant chaque image. L'heuristique mise en œuvre ici donne lieu à une intervention automatique pendant le déroulement du processus. Relativement à Cati, cette intervention pourrait concerner le processus d'attribution des cases. Une analyse (sommaire) du contenu des cases (outils et palettes utilisés) permettrait d'influencer l'attribution des cases et donc le processus de création.

Dans l'optique induite par ce processus de création, une question se pose : Peut-on ainsi produire des oeuvres d'un autre type ? Les heuristiques présentées visent plutôt à retrouver des caractéristiques traditionnelles d'oeuvre d'art, ce qui constitue un premier pas dans la création collective. La question mérite néanmoins d'être posée; la réponse reste ouverte.

Les "créateurs"

Après cette investigation du processus de création, ponctuons cette étude en nous intéressant au créateur d'une oeuvre à travers la question :

Qui est le créateur d'une oeuvre interactive collective ?

Cette question est l'occasion de préciser les différents intervenants dans un processus de création collective.

La poétique de l'oeuvre en mouvement instaure un nouveau type de rapport entre l'artiste et son public.[Eco 79].

Plusieurs acteurs peuvent prétendre partager la fonction de créateur. Le premier créateur est le concepteur de l'outil. Il est suivi de près par le réalisateur (le programmeur).

Catherine Ikam et Louis Fleri ont réalisé une installation [ Ikam 2000] consistant en un espace dans lequel peut se déplacer un spectacteur (ou "participant" ou "interprète"). L'image du visage d'une jeune femme est projetée sur un des murs de l'espace; l'expression du visage évolue en fonction des positions et déplacements du spectacteur. Dans cette installation, la part du concepteur est importante dans la mesure où c'est lui qui a défini les comportements des images créées.

Dans Cati, le concepteur a une part limitée dans l'oeuvre : il crée un outil, sans préoccupation particulière du caractère artistique des objets "créables". Cette préoccupation est dévolue à celui ou ceux qui assument la fonction de spectacteur, les dessinateurs. Par ailleurs, comme nous l'avons vu lors de l'explicitation des heuristiques, le processus de création suppose l'intervention d'un "coordinateur" dont la fonction est de s'occuper de la mise en oeuvre des heuristiques : choisir un thème, un fond, distribuer les cases, gérer le temps, etc.; ce coordinateur peut être humain ou automatisé, comme dans le cas de l'installation Le tunnel sous l'Atlantique de M. Benayoun.

Ainsi la création collective interactive se traduit par la coopération de plusieurs participants :

  • le concepteur (ou auteur, qui a eu l'idée)
  • le réalisateur (de l'outil informatique, le développeur)
  • le coordinateur (qui gère le processus de création)
  • les observateurs
  • les acteurs (dessinateurs)

A la terminologie correspondant à cet ensemble de fonctions, ajoutons le terme de "créateur" qui est l'objet de la question introductive de ce paragraphe, et qui regroupe les différentes fonctions (à l'exception de celle d'observateur pur, non acteur).

Conclusion

Le processus de création artistique a évolué depuis ses origines tant sur le plan des outils, des formes et styles, que des contenus et des participants. Cette évolution connaît actuellement une étape importante à travers les possibilités nouvelles apportées par les technologies de l'électronique et l'informatique. Dans ce contexte, la création artistique s'oriente vers des modes mettant à contribution le spectacteur. Le concepteur conçoit et réalise un environnement qui est modelé par le spectateur. Pour que l'oeuvre ainsi élaborée ne soit pas a priori une cacographie, le concepteur doit se préoccuper de respecter certaines contraintes relatives au processus de création potentiel utilisé par le spectacteur. Ces contraintes sont nécessaires au fonctionnement du processus de création artistique, mais, bien sûr, non suffisantes. L'intuition des spectacteurs fait le reste ... avec plus ou moins de réussite.

 

Références

M. Benayoun
Le tunnel sous l'Atlantique
Centre Georges Pompidou, 1995
 
A. Bureaud
Utopies distribuées
Net.art, Web.art, in Artpress, hors série n°2,
Internet all over, l'art et la toile, 1999
 
U. Eco (1979) L'oeuvre ouverte Seuil, Paris.
 
C. Ikam, L.F. Fléri
Elle
Ars Electronica, Linz, 2000


[1] ENST, 46 rue Barrault, 75634 Paris Cedex 13,

Groupe des Ecoles des Télécommunications (GET)

CNRS, URA 820

grumbach@enst.fr

 

[2] Le projet Cati est un projet GET : Groupe des Ecoles des Télécommunications. Il a été réalisé par des enseignants-chercheurs et des étudiants de l’ENST Paris : Fabrice Alves, Jérome Berger, Alexis Blavette, Irène Charon, Matthew Coyle, Romain Czarny, Thierry Gourdin, Alain Grumbach, Olivier Hudry, Cédric Laruelle, Amélie Plu, Martin Renard

 

Open CATI comme instrument d'exploration cognitive (0 replies)
Mario Borillo, Jan 17, 2003 14:36 UT
Close Comment favoriser le caractère artistique de l’objet créé ?  
Bernard Gortais
Jan 17, 2003 9:07 UT

Il est relativement aisé de repérer objectivement les éléments d’un langage artistique et les écoles d’art qui caractérisent une époque tandis que le caractère artistique d’une œuvre particulière relève toujours d’un jugement subjectif. Si la qualité artistique était une propriété objective de l’objet, les écoles d’art sauraient en produire à tour de bras, mais ce n’est pas le cas. La perception du monde est subjective et ses conditions changent continuellement, c’est pourquoi l’efficacité du processus artistique est à réinventer sans cesse. Il est inséparable de son contexte social qui lui fournit ses outils et la matière de ses langages. Aussi il me semble que la question importante est de favoriser le caractère artistique du processus de création, et non de l’objet créé qui est son état final. Toutes les technologies, des plus archaïques aux plus complexes, sont conviées à servir de moyens de production d’œuvres d’art . Il est naturellement intéressant de s’approprier les nouvelles technologies comme outil de création mais je ne pense pas que les technologies nouvelles bénéficient des possibilités de celles qui les ont précédées. Sinon nous aurions des moyens de créations artistiques de plus en plus efficaces et l’art ferait des progrès ce qui me semble un non-sens dans ce domaine. Ce qu’on fait avec un crayon est différent de ce qu’on fait avec une palette graphique; sur la plate-forme multimédia, le temps comme matériel de création, les supports d’images et de sons sont des moyens radicalement nouveaux. Je suis très investi à la fois dans la création d’atelier et dans la création et la recherche multimédia.

Dans un cas comme dans l’autre ce sont les conditions de la relation à l’œuvre qui m’importent : matériel, langages, composition, structures, mises en scènes, relation d’équipe de travail etc. La relation artistique arrive par accident, elle me surprend toujours et me poser la question de savoir si je suis un createur, c’est de mon point de vue, passer du temps à ne pas l’être.

  1 reply to Comment favoriser le caractère artistique de l’objet créé ?:
    Open Comment favoriser le caractère artistique de l'objet créé ?
Alain Grumbach, Jan 20, 2003 9:01 UT
Open Qui est le créateur? (1 reply)
Bernard Gortais, Jan 17, 2003 8:45 UT
Open Œuvres artistiques collectives et créateurs (1 reply)
Bernard Gortais, Jan 17, 2003 8:41 UT
Open A propos de L'oeuvre et son créateur par Alain Grumbach (2 replies)
Mario Borillo, Jan 14, 2003 9:34 UT
 
Note: yellow triangles (   ) indicate new messages that have been posted since your last visit to the site.
 
© 2008 interdisciplines.